Splendeurs du confinement

La violoncelliste Hannah Holman, de l’Orchestre , claque vec sa « partenaire de quarantaine » un gros mouvement d’une magnifique sonate de LvB. Gratis pro Deo et pour les invités du festival Komm, Bach!, vous compris. C’est chouette, donc on partage pour faire passer le message. Site de Hannah : https://www.hannahholmancello.com/. Site de l’orchestre : https://www.nycballet.com/discover/our-orchestra.  …

Truc pour vieux

Le petit lutin du festival Komm, Bach! (le rôle du lutin étant définitivement dévolu à Julien Bret, le rôle du petit lutin était libre et désormais occupé) a souhaité claquer son tube avec son style particulier : une virtuosité discrète, toujours plus cachée que crachée. C’est fin, c’est joyeux, et ça ouvrait avec gourmandise le…

Come as you are

C’est le petit plaisir de la fin du récital. Après avoir joué ce que je voulais, je pouvais jouer ce que je voulais encore grâce à l’improvisation conclusive. En m’appuyant sur un thème célèbre, je voulais baguenauder dans les riches sonorités de la Bête. Disons que la Bête a souhaité manifester sa propre volonté. Le…

Un temps pour soie

  Le retour de la canicule n’y pourra mais : le beau, même so russian, n’attend pas l’hiver pour nous faire vibrer. Explorant leurs – donc nos – paysages intérieurs, Anna Homenya et Dmitri Ouvaroff nous offraient, en plein Grand Confinement, une plongée dans l’imaginaire médiévialisant d’un Glazounov fantasmant un ménestrel très personnel. C’est beau,…

Je hais d’amour les chats de hasard

Quand je remplace le titulaire de Notre-Dame (j’ai pas fini) de Vincennes, en sortant du RER, je passe toujours par la petite rue parce qu’il y a un véto et, parfois, quand il fait beau mais pas trop, il laisse un chat ou deux dans une espèce de petit jardin, à l’entrée – comme ici….

Points de suspension

  Défricheur de répertoires rares, contemporains et souvent minimalistes, Nicolas Horvath explore avec gourmandise les trouvailles de jeunes compositeurs à qui il offre une vitrine luxueuse. En témoigne cette proposition de Melaine Dalibert, mise en valeur – pour le concert des Paysages intérieurs – par un jeu associant concentration et velouté.    

Partage musical

Apprenant que je venais donner à boire à l’orgue, le sacristain s’est offusqué : – Mais tu ne peux le laisser boire seul, car c’est l’une des pires perversions qui soit que de laisser un orgue boire par-devers soi ! Alors, bon, par solidarité, j’ai accepté une lichette du breuvage qu’il me glissa afin que…

Architecture ferroviaire

  Grosse ambiance sur le dance floor. Voilà quelques jours que, presque sans partage, Claudio Zaretti squatte la play-list de ce site avec des chansons pimpantes. Pour ce jour, il explore un de ses vieux paysages intérieurs, évoqué via la chanson « Dans les gares » qui fait partie de celles que j’aime particulièrement, dans son répertoire,…

On the road forever

  C’est notre série Claudio Zaretti, faut croire. De quoi froisser sans doute la modestie irrémédiable de Mr Z. Cette fois, voici une fredonnerie sur la circulation et les croûtes – sur la vie d’artiste, donc – qu’il a offert au festival Komm, Bach! pour le concert YouTube du Grand Confinement intitulé « Paysages intérieurs« .  …

… and nothing else matters

  C’est un peu l’avantage du clavecin. D’emblée, t’es hors jeu. Dans un monde autre. Inactuel, quelque moderne soit ta musique. Et ça, dans un « écosystème culturel » obsédé par l’actualité, réelle ou fantasmée, mazette, ça fait du bien. Par exemple, quand Anna Homenya incarne digitalement les grooves du sieur Couperin, ça donne cinq feelings différents…

Invitation à la lévitation

  Quand un grand virtuose joue la musique qu’il aime, parfois, on se dit que tout le monde pourrait la jouer. Puis, quand il la joue, on se dit que l’on s’est bien trompé, y a quand même de la plus-value dans l’air. Nicolas Horvath fait partie de ces frustrateurs. Malgré nous, on s’en réjouit….

Synesthésiquement vôtre

  Avide de paysages intérieurs, Charlotte Isenmann a poussé – par le truchement de Nicolas Fiery – l’audace jusqu’à traduire en notes, selon ses propres battements de cœur, les impressions d’un peintre costaricien. Le résultat saisit d’un bout à l’autre. Au festival Komm, Bach!, nous sommes heureux d’avoir recueilli ce témoignage d’une jeune danseuse, comédienne,…

Un de mes programmes préférés

C’est une sorte d’histoire que nous raconte la superstar worlwide de son époque : cette Douzième grande étude pour orgue est la plus narrative, la plus longue et la plus trop courte du recueil plaisant à souhait gratté par le désormais sous-estimé (pensez, il écrit de la musique plaisante) Sigismond Neukomm. À l’invitation de Christophe…

Une once de grâce dans ce monde de patapoufs

  Les clichés sur les Russes n’y peuvent mais : de ce que nous connaissons d’elle, Anna Homenya est une femme tout aussi « bien tempérée » que son clavecin. Par chance, sous ce maintien bouillonne la lave musicienne. Témoin ce diptyque contrasté évoquant ses paysages intérieurs…    

Nothin’ can save me but myself

Pas toujours, mais parfois, il faut compter juste sur soi. Surtout quand vous donnez un récital dans un endroit exceptionnel et que la mécanique se révolte. Oh, bien sûr, être entouré de la capteuse d’images mouvantes coutumière et d’une des plus fantastiques jeunes organistes que l’on connaisse, réduite pour la circonstance à l’état de lutin…

Libérés, délivrés

  C’est notre chouchou. Tous les artistes du festival Komm, Bach! sont nos chouchous ; mais lui, c’est notre chouchou. Tant pis s’il n’aime point être présenté de la sorte. En somme, il estime être, le présomptueux, libre comme une statue indéboulonnée par d’incultes racistes de merde. Ça tombe bien. Nous, on ne veut pas…

Succès doré

  Parmi les golden hits du piano, celui-ci tient le menton à beaucoup de pièces spectaculaires. L’interprétation très concentrée que Nicolas Horvath a offerte au festival Komm, Bach! lui rend sa simplicité profonde. Joie !    

Esprit sain

  Quand un sacristain te dit : « Constatant qu’il allait faire fort chaud, je craignais que tu eusses soif. Or, il restait un peu de substance hydratante après mon anniversaire » eh bien, même si le 51 n’est pas dans ta zone de confort dégustatoire, tu bois la Vittel hyperfraîche. Éventuellement un peu aromatisée, mais exclusivement…

Deux paysages en solo

  Jouer une sonatine pour clarinette au saxophone : et pourquoi pas ? Cette pièce pas taillée pour son instrument, Dmitri Ouvaroff l’habite pour traduire – c’est le défi du concert – une partie de ses vastes steppes intérieures. Profitez bien du guide !    

Quand le sable file entre nos doigts

    Est-ce de là que tu repars, où tu reviens chaque fois ? Après Jean-Jacques G., Claudio Z. semble nous parler de nous en nous racontant son paysage intérieur – thème du concert du festival Komm, Bach! dont est extraite cette vidéo. Bonne promenade dans nos jardins plus ou moins secrets tels que les…

Dans le mystère suspendu

  Que les amateurs d’un piano exubérant veuillent bien chercher leurs pains quotidiens ailleurs. Aujourd’hui, les petits marteaux vont offrir des pointillés aux auditeurs, mélomanes ou curieux, grâce à cet extrait choisi du concert Komm, Bach! précisément nommé Paysages intérieurs. Grâce et mystère nous accompagnent !    

Chantons hautement, je vous prie

  Et si l’on se réjouissait de réunir une clarinette et un orchestre à cordes avec un saxo et un orgue ? Bienvenue dans une pièce superbe, supérieurement transcrite et interprétée par les plus Parisiens des musiciens russes, sous la houlette et les micros de Mme Inna Ouvaroff en personne.    

Lumière !

  Ce n’était pas prévu d’enregistrer cette pièce. Mais il y avait le temps, l’orgue et un formidable musicien qui en voulait encore. C’est ainsi que s’est construit le concert YouTube des Splendeurs de la catastrophe : on ouvre sur les Ténèbres, symbole des catastrophes ; on clôture sur la Résurrection, splendeur de la catastrophe…